La peine de mort pour les pédophiles …


Récemment, j’ai lu et participé, sur Facebook, à une discussion plutôt enflammée, à propos de « pour ou contre » la peine de mort pour les pédophiles …

Je n’ai pû m’empêcher d’essayer d’instruire les gens de l’éthymologie du mot … et, bien évidemment, j’ai été interprété de travers. La majorité des posteurs ne dépassaient pas les 3 lignes, bien évidemment dans un français plus que misérable, et quand j’ai osé dire que la pédophilie n’était qu’une simple attirance comme l’homosexualité, je me suis attiré les foudres de la masse de stupides présents, qui n’ont même pas pris la peine de lire la suite … (et certains l’ont avoué dans leurs posts …). Je vais donc expliquer mon point de vue.

Pédophilie se décompose en deux mots, pédo, qui désigne l’enfance, et philie, l’amour, l’attirance. Un pédophile est donc quelqu’un qui est attiré par les enfants, selon la définition éthymologique du mot. Or, le principal problème c’est que les médias ont modifié le sens original du mot et l’ont fortement connoté en « violeur d’enfants », définition qui n’est bien évidemment pas juste. La masse de la population, quant à elle, gobe ce que dit TF1 avec la plus grande attention, sans réfléchir un minimum à ce qu’il y a derrière. Pour la plupart, toute personne étant attiré par des enfants va passer à l’acte, et doit donc subir d’atroces souffrances pour « payer » son crime. Est-ce réellemnt la solution ? Celle-ci se voudrait-elle dissuasive, comme le prétendent certains ? Allons plus loin dans la réflexion …

Un pédophile est donc, pour moi, une personne attiré par les enfants. Elle n’a très probablement pas choisi cette attirance, tout comme un homosexuel ne choisit pas son attirance envers les personnes du même sexe. Ensuite, je vois différentes voies qui s’offrent à lui :

– Il tente d’en parler à son entourage, et se voit rejeté avec une force impensable, se voit exclu, et quasiment pendu sur la place publique dès le lendemain, tellement les préjugés à son égard sont forts. Son entourage pense qu’il est malade, qu’il va inévitablement passer à l’acte, et qu’il doit se faire soigner.

– Il n’en parle pas à son entourage, mais arrive à toruver le courage d’aller en parler à un psychiatre … de là, je ne sais cependant pas ce qu’il advient … arrive-t’il à ne plus avoir cette attirance ? Je ne pense pas qu’une attirance soit modifiable, au mieux il pourra probablement la masquer, au risque qu’elle ressurgisse violemment dans le futur (notamment s’il a des enfants qu’il cotoiera en permanence)

– Il prend peur, se renferme, s’auto-persuadant que cette attirance est mauvaise (persuasion dûe à l’image qu’en donne la société), et finit soit complètement reclus, soit se suicide …

– Il réussit à contrôler ses pulsions, réussissant à vivre « normalement » dans la société, se refusant à tout rapport.

– Il n’arrive pas à contrôler ses pulsions, il lui arrive de passer à l’acte, regrettant énormément de ne pas avoir réussi à se maîtriser.

– Il considère cette attirance comme étant parfaitement normale, et considère l’enfant comme un simple objet d’assouvissement de ses désirs …

Cette liste n’est probablement pas exhaustive, étant donné la complexité du cerveau humain … cependant on peut tirer comme enseignement qu’il est difficilement possible d’appliquer une peine « commune », chaque cas devant être examiné minutieusement …

Je n’admet pas qu’une personne venant demander de l’aide à propos de cette attirance soit rejeté et directement reclus par les gens dans la case « pervers à enfermer », voire pire … La majorité de ces gens ont besoin d’aide … peuvent-ils la trouver ? Posez-vous la question, si quelqu’un venait vous parler et vous dire qu’il ressent une attirance pour les enfants, que feriez-vous ?

Personnellement, je ferais en sorte de l’aider, faire ce que je peux pour qu’il ne sombre pas … et l’orienter vers quelqu’un qui pourra réellement l’aider. Le rejet, quel qu’il soit, est, à mon avis, des plus néfastes. Si l’on voit des choses aussi horribles aux infos (qui me semblent, somme toute, assez modérées en nombre face à d’autres faits divers), c’est en partie à cause du rejet dont sont victimes ces personnes … elles ne peuvent se confier à personne, par peur de se voir enfermées pour une simple pensée, elles finissent probablement par se renfermer sur elles-mêmes … puis celà finit comme on le voit aux infos, des choses horribles.

Attention cependant, je n’excuse en rien dans cet article le passage à l’acte, que je considère comme une abomination et qui se doit d’être payée de peine de prison (cependant, je suis fermement opposé à la peine de mort), ainsi qu’un suivi psychologique …

A mon avis, l’évolution de la société ira dans leur sens et permettra de mieux les aider et les guider … enfin, si l’on regarde comment est encore considérée l’homosexualité aujourd’hui, ce n’est pas demain qu’ils trouveront du soutien.

Pour résumer, j’aurais tendance à dire qu’il ne faut pas confondre une attirance et un passage à l’acte. Si l’un n’est aucunement répréhensible (qui irait dire que d’être homosexuel mérite la prison ?), l’autre n’est pas admissible. Quant au fait de qualifier la pédophilie de maladie, je ne peux pas être d’accord … Comment qualifier une maladie ? Est-ce un comportement qui n’est simplement pas dans les moeurs d’aujourd’hui ? Il n’y a qu’à voir la Grèce Antique, ou un jeune était « guidé » par un homme plus vieux lors de sa puberté … ces relations étaient-elles immorales à l’époque ? Bien évidemment que non, elles étaient tout à fait normales. Cependant, c’était une autre époque, et les moeurs modernes se sentent dans l’obligation de devoir classifier tout comportement dans une case, c’est bien ou c’est mal … C’est blanc ou c’est noir … Pourquoi ne serait-ce pas gris ?

La normalité est un sujet très vaste sur lequel je pourrais parler pendant des heures, pour finir par conclure qu’elle n’existe pas.

Edition du 19 avril : Pour parler un peu de la peine de mort …

Je pars du principe qu’une erreur judiciare est toujours possible … et que la mort est réellmeent très simple.

Je ne pense pas que beaucoup de monde aie le même point de vue que moi sur la mort, mais c’est quelque chose de réellement simple. On commet un crime, et hop, c’est la fin. Or, la prison permet, je pense, de prendre conscience des abominations que l’on a fait, et permet de souffrir … c’est en quelque sorte une vengeance de la société. La prison à perpétuité, bien entendu … pas question de remise de peine au bout de 10 ans pour qu’il puisse commettre à nouveau ces atrocités.

La peine de mort n’est plus adaptée à la vie d’aujourd’hui, pour plusieurs raison … premièrement, la religion recule de plus en plus, notamment chez les jeunes … et, la peine de mort existait auparavant principalement pour envoyer les méchants en « enfer », là où ils purgeraient leur peine pour l’éternité … Seulement on ne croit plus à ça. De plus en plus de gens remettent en cause l’existence irrationnelle d’un Paradis ou d’un Enfer …donc l’accusé n’aura plus la « peur » de se retrouver en enfer … or, la prison à vie peut, je pense, réellement dissuader.

, , ,

  1. #1 by OtAn on 13 avril 2009 - 15 h 07 min

    La pédophilie est comme l’homosexualité, je suis d’accord là-dessus. Tous deux sont contre-nature et répréhensibles. Au pal les sodomites !

  2. #2 by Alex on 13 avril 2009 - 16 h 29 min

    Voici un point de vue qui approfondi la discussion :

    Les pédophiles seraient des homosexuels qui refouleraient leur désirs parce que « sales » selon eux, et qui plutot que de désirer un humain du même sexe qu’eux, désirent des enfants qui sont « asexués » afin que cela ne soit pas « sale ».

    La pression sociale, ancienne, voyant l’homosexualité comme quelque chose de « sale », immorale etc ne serait donc pas innocente…

    • #3 by Phylos on 13 avril 2009 - 17 h 12 min

      Edit. : Comment expliques-tu la pédophilie « hétérosexuelle », qui est l’attirance d’une femme pour un enfant garçon ou d’un homme pour une enfant fille ?
      Tu ne parles que de pédophilie homosexuelle dans ton article … c’est un peu dérangeant.

      J’ai du mal à imaginer qu’on puisse considérer qu’un rapport avec un enfant soit moins « sale » qu’avec une personne du même sexe, adulte et consentante.

      Cependant, un enfant est tout à fait sexué (sexué = qui a un sexe)

      Au lieu du terme asexué, j’aurais employé le terme « asexuel », qui, dans le cas de l’enfance, exprimerait la notion d’inaptitude à la sexualité. Bien plus qu’une inaptitude, même …
      Sachant que la pression sociale est pire pour la pédophilie que pour l’homosexualité … j’ai du mal à envisager ce que tu dis, mais … c’est tout à fait possible.

  3. #4 by Dorian on 14 avril 2009 - 20 h 49 min

    Bien le bonjour, excuse-moi pour cette si tardive réponse mais je n’étais pas disponible ces derniers jours. Donc pour commencer, je répondrais à ton article, puis aux 2 premiers commentaires auxquels je n’adhère pas du tout, en tâchant d’argumenter ce que j’avancerais sur l’article, argumentant aussi contre ces deux commentaires dans cela.

    Le sujet est donc, les pédophiles méritent-ils la peine de mort. Il faudrait avant tout faire la différence comme tu l’as faite entre la partie théorique de ce qu’est un pédophile, c’est à dire sa définition, et la partie pratique créée de toute pièces entre autre par les médias, consistant pour le pédophile en un assouvissement sexuel de ce vers quoi il tend, c’est à dire l’enfant.

    Il s’agit maintenant de remonter à la source du problème qui est ici, la nature se doit-elle d’être sanctionnée? La sanction est une conséquence de la non-application d’une loi, celle-ci créée d’un abord complètement culturel, car étant faite par l’homme. Maintenant comment expliquer que la pédophilie, chose elle naturelle, car relevant d’une attirance envers autrui incompréhensible (même si les sciences psychologiques s’attardent vainement à vouloir expliquer certains comportements, ces dernières ne demeurent pas des sciences exactes tel les mathématiques et sont donc réfutées par le doute), comment expliquer donc que ce fait naturel, soit passible de sanction, relevant elle de la culture? Par pédophilie j’entends toujours le sens théorique et non pratique de son application, car celle-ci ne se nomme plus pédophilie mais viol. Peu importe en fait l’attirance sexuelle, hétéro, homo ou pédo, ces mots englobent seulement un désir et non un acte, ne pas tout confondre.

    « La pédophilie est sanctionnée », « la nature l’est par la culture », ces deux choses se répondent, si on sanctionne aujourd’hui la pédophilie de manière psychologique (dans le sens que tu l’as développé, ne pas pouvoir se confier etc…) comme pénal (mais cela est vrai pour toutes attirances comme je l’ai dis, seulement la pédophilie est considérée comme la plus grave), c’est simplement car les mœurs actuelles, les conventions sociales de notre époque, font qu’il est plus mal vu de ressentir un désir pour un enfant, en tant qu’adulte, que pour un autre adulte, qu’il soit du même sexe ou non. Et ces mœurs, ces conventions, se font en fonction de l’opinion publique, qui elles ne s’appuient que sur le paraître, l’enfant étant aujourd’hui considéré comme quelque chose à protéger, à mettre dans une bulle dorée (je parle des pays fortement influencés par les médias quant à l’image qu’ils ont des pédophiles, donc les pays riches), il « paraît » inconcevable qu’un adulte s’intègre dans cette bulle et accapare ne serait-ce qu’en pensées, toute l’intimité de cet enfant, qui de ces mêmes mœurs aujourd’hui, a été rendue hautement tabou (à savoir qu’une dizaine d’années après, une fille que l’on protégeait des pédophiles passant à l’acte, devenue femme et se faisant rouler dessus par plusieurs hommes tous les soirs est devenue quelque chose de typique de nos jours dans les mêmes pays que j’évoque, la majorité serait-elle clé de la chasteté?).

    Nous comprenons alors que le légal est clairement séparé de la nature, quel dommage. Pour ne citer que Pascal, c’est en fonction du côté de l’eau où je me trouverais qu’une action sera ou non juste. C’est la pédophilie qui vous répugne, mais c’est la culture qui est source de ce dégoût, vous avez fait des lois contre la pédophilie, faites donc des lois contre le fait pour la culture de changer la nature de l’homme et même de l’en sanctionner jusqu’à lui ôter la vie.

    On m’opposera sûrement le fait de défendre l’argument qui est le suivant, ne pas sanctionner la nature. En me donnant tout type d’exemple (culturels tous autant que les autres n’est-ce pas?), le fait est qu’à chaque fois l’exemple sera façonné non en fonction d’une réflexion partant de rien, philosophique autrement dit, et basée sur le doute, mais en fonction des lois et mœurs en vigueur dans tel ou tel pays (puisque l’exemple sera par définition crée sur des bases culturels), en clair façonné d’une manière à défendre quelque chose par cette même chose, argumentation plus qu’objective je vous répondrais, pour défendre la couleur noire je n’utiliserais pas du noir mais y mettrait du blanc à côté voyez-vous. Faire d’un exemple un argument n’est pas la meilleure manière d’opposer quelque chose.

    En bref, il s’agit pour l’être humain non pas de classer dans ce qu’il considère comme moral, des choses naturelles en leur attribuant par cette classification une sanction ou une approbation (soit mal soit bien donc), tout en sachant que cette chose naturelle n’a aucun impact sur autrui (je rappelle pédophilie n’est pas égal à viol), mais il s’agit alors de dépasser ces conventions sociales, ces mœurs, ces lois, cette culture, si l’on veut réfléchir à un moment donné sur la nature de l’homme, sans quoi la réflexion et le point de vue qui en émanera sera faussé par le voile de l’opinion publique, qui de paraître cachera le doute et le savoir.

    Maintenant il s’agit pour moi de répondre aux deux commentaires. Le premier de « OtAn » me paraît quelque peu grégaire, l’on dirait un mélange de gratte papier juridictionnel à un extrémiste décérébré. S’il paraît si évident pour cette personne, ce à la vue du point d’exclamation et de la petite taille du commentaire révélant une certitude dans ce qui est avancé, que l’homosexualité et la pédophilie sont des chose répréhensibles et impropres à l’homme, qu’il nous expose donc ce qu’il avance au travers d’arguments logiques et sensés, plutôt qu’en une vulgaire minceur d’esprit surjouée d’une piètre ponctuation rappelant la dénonciation à son stade primaire, c’est-à-dire celui de simplement dénoncer.

    Alex tu penses comme je l’ai dit, qu’une analyse d’un comportement suffit à expliquer et résoudre un problème opposant nature et culture. En fait tu ne parles même pas du problème évoqué ici et prônes la psychanalyse (car tu parles de refoulement, mécanisme développé par la psychanalyse en premier lieu) en la rendant argument, mais ne sais-tu pas qu’elle ne sert, si tu veux être correct dans tes propos, que de soutien et d’hypothèse, d’ouverture de réflexion, et non de base solide sur laquelle s’appuyer quant à l’opposition d’une chose à une autre (puisque nullement prouvée dans sa totalité)? D’autant plus que tu ne tends pas à répondre au problème posé, simplement à le contourner voir le rallonger en énonçant la morale, l’innocence et donc par la même occasion la volonté, sans avec toutes ces notions tirer quelque chose qui irait dans le sens de la question posée.

    Même chose dernier commentaire, peu importe le sexe en fait, le fait est que l’attirance est vis-à-vis de l’enfant et que c’est cela qui « heurte », la culture peu en effet quantifier l’horreur d’être pédophile si c’est envers le même sexe ou non, mais ici encore c’est garroter le problème de fond par un autre, s’écarter de ce vers quoi il faudrait réfléchir, en réfléchissant donc comme tu l’as fait sur des notions comme « sale », « asexuel », ou encore « aptitude », t’éloignant de ce dont il est en fait question pour répondre à quelqu’un n’ayant pas saisit le problème source.

    En espérant avoir du mieux répondu au sujet posé par notre cher Phylos et que l’on me comprendra, je me ferais une joie de répondre au plus vite à toutes les objections que l’on me fera.

    Cordialement, Dorian…

  4. #5 by exxlibris on 18 avril 2009 - 12 h 27 min

    Le point qui me dérange ici, c’est que ton sujet comporte le sujet de la « peine de mort », mais tu n’en parle pas..

    Qu’en penses-tu?

    • #6 by Phylos on 18 avril 2009 - 13 h 27 min

      C’est exact … je n’y ai pensé qu’après, j’ai oublié une grosse partie.

      Il faudrait que j’édite …

  5. #7 by Dorian on 20 avril 2009 - 0 h 53 min

    « L’enfer n’est pas une invention venant d’une religion qui cherche à punir ou à pénaliser l’être humain, car dès le départ l’enfer a été créé pour le diable et les anges déchus appelés les démons afin qu’ils y passent l’éternité quand le temps sera venu »

    Le peuple se façonne une culture afin de justifier sa modification sur sa propre nature, d’y légitimer son jugement sur autrui :

    « Genèse 1 : 26

    Après la vie sur cette terre, chaque être humain devra entrer dans une éternité avec ou sans Dieu, car il est impossible de supprimer l’âme ou l’esprit.

    L’enfer n’a jamais été prévu pour l’être humain »

  6. #8 by jefka on 25 avril 2009 - 21 h 14 min

    La meilleure réponse à la barbarie (et la pédophilie en fait partie) est l’humanité, donc le refusde mettre à mort, etce quelque soit le crime commis. Il est compréhensible que les parents de victime souhaitent la mort, bien qu’il nous est impossible de comprendre leur douleur. La justice consiste justement à les préserver dans leur humanité, d’objectiver la sanction.
    Le sujet est grave et je comprends aisément ta réaction lorsque certains réagissent par trop rapidement (voire stupidement).
    Au plaisir de te lire

  7. #9 by Fabien K on 1 mai 2009 - 18 h 14 min

    Je suis tombé sur ton blog en me baladant sur internet et je suis vraiment « tombé sur le cul ».
    Je suis en terminale Economie, je n’ai jamais traité de sujet de philosophie (jamais eu la possibilité en cours) et donc je cherche à m’impregner un peu pour mon examen. Certes je n’ai aucunes facilités à la philosophie. Je n’ai jamais vraiment eu la possibilité de réfléchir sur les « problemes de la société » mais ça m’a toujorus interesser !
    Et en visitant ton blog j’ai pu « acquir » une certaine ouverture d’esprit (que j’avais un peu qd meme étant homosexuel, un peu obligé ^^) et c’est vrai que ça m’ouvre les yeux sur des sujets de débats qui ressortent souvent dans la vie quotidienne.
    Bien sur je pense pas etre capable de ressortir autant de connaissance mais ton blog m’inspire et je lui souhaite longue vie 😉
    Merci beaucoup pour cette vision (de la vie) que tu mets à notre portée :p

  8. #10 by Nilban44 on 23 septembre 2009 - 18 h 06 min

    Ah un sujet sur la pédophilie et la justice !

    On doit d’abord s’interroger sur la nature du désir, comprendre comment un désir qui est rejeté peut tout de même exister et on en tira des conséquences nécessaires sur la justice institutionnelle et par là même on pourra répondre à la question de la peine de mort pour les pédophiles.

    Tout d’abord, je dois souligner que je suis en grande partie en accord avec l’article du blog: la pédophilie en tant que désir vers un enfant est un désir, il en résulte qu’il n’est pas choisit. Bien sûr pour la majorité des hétéro de la masse et de la stupidité cela ne peut pas être: ils ne peuvent comprendre ce désir, comment peut-on désirer un enfant ? Ils commettent là l’erreur de mélanger raison et passion : la passion ne souffre pas de la logique, elle s’en moque, elle s’en joue. Aussi bien que désirer manger une pomme, désirer un enfant n’est pas due à un raisonnement.
    C’est pourquoi, il existe ce désir malgré le jugement de la société envers celui-ci, en conséquences le désir pédophile est purement naturel. Comment pourrait-il en être autrement ? comment ce qui est pourrait-il ne pas venir de la nature ? La nature est tout, en tout: elle est aussi bien ce qui est en acte, que ce qui est en puissance car l’Homme ne peut rien inventer, il ne fait que lier des choses différentes selon les possibilités que celles-ci offrent et par là même l’homme réalise non pas qqc de contre-nature, mais la Nature en tant que telle : en tant que passage de la puissance à l’acte.

    Cependant, là, les fanatiques de la justice institutionnelles, ceux qui guidés par le Vrai, la Nature veulent rétablir le Bon Ordre des choses, répondront que le désirer n’est pas agir. Ils commettent là la seconde erreur, celle de la grammaire (je ne vais pas entrer dans les détails): si le désir n’est pas contrôlé, la volonté non plus. la volonté n’est pas cet acte conscient, donc une faculté mais une nécessité à tout acte. Si bien qu’agir c’est subir le désir mis en action par la Volonté. On me répondra qu’on peut se contrôler, sauf que ce contrôle même est l’acte de vouloir se contrôler, et par là même incontrôlable. l’homme n’est donc pas responsable de ses actes car il n’en est pas la cause : son entendement (raison) et sa conscience ne font que rendre compte de sa pensée, ses passions et sa volonté, ils ne peuvent en aucun cas les contrôler.
    Il en résulte nécessairement que si la justice institutionnelle est une erreur, la peine de mort est injustifiée (comme tout autre forme de punition judiciaire).

    Pour donner une ébauche sur le thème de la normalité : « La normalité est un sujet très vaste sur lequel je pourrais parler pendant des heures, pour finir par conclure qu’elle n’existe pas. »

    > La normalité est une notion née de la métaphysique par le biais du monde « vrai ». C’est la distinction faite par toute la tradition philosophique commandée par Platon qui sépare le monde des idées (monde-vérité) du monde des sens (monde faux). Il faut remettre en question nos idées d’illusion, notre grammaire qui transmet ces idées pour rétablir une sorte « d’équilibre »: tout ce qui est est tel qu’il est, et il ne pourrait en être autrement. Il faut dépasser les oppositions métaphysiques.
    > La normalité dans ses formes (non en tant que concept, ex: est normal pour un Homme d’être viril) nait de l’expérience à l’opposé de sa prétendue originie: la Vérité, la nature propre de qqc (de l’homme par exemple). Si l’on associe à l’homme le fait de devoir être viril, que cela est en sa nature c’est parce que l’expérience et l’habitude nous ont montré des hommes virils, et que par là même nous avons jugés qu’ils étaient les vrais hommes. Or l’expérience n’est jamais intégral. Si bien que l’homme n’a pas de nature, et l’existence d’hommes efféminés le prouve: car être efféminé n’est pas un choix mais un comportement il est donc une des possibilités de comportement de l’homme. de même piur la femme.
    Il s’en suit que le concept de sexe qui sépare l’homme de la femme est purement culturel et ne porte sur aucune réalité en soi, aucune nature propre: qu’on distingue l’homme de la femme car il est viril (d’où nait l’idée de « faux » homme), ou parce qu’ils possèdent des organes génitaux différents cela est une distinction purement culturel et ne renvoie à rien.

    j’aurais pu aussi parler dans l’anthropomorphisation du monde, mais ce serait trop loin. ^^
    Voilà pour ma petite intervention. 🙂

    PS : Je suis pédé et en L1 philosophie à nantes 😮

(ne sera pas publié)

ERREUR: extension si-captcha.php: support d'image GD non détecté en PHP!

Contactez votre hébergeur et demandez-lui d'activer la prise en charge de l'image GD pour PHP.

ERREUR: extension si-captcha.php: imagepng fonction non détectée en PHP!

Contactez votre hébergeur et demandez-lui d'activer l'imagepng pour PHP.